Voyage dans le temps dans la salle d'IRM : Un journal de bord

 
An alarm clock, a pencil, and an open journal, to symbolize a journal entry recalling a past memory in the MRI suite
 

Par Laura Will

Returning to the MRI suite today was like walking into a memory. Three years ago and just to my left, I was sitting on a hospital bed with a 9lb version of Alden in my arms. He was breastfeeding, eyelids heavy. The point of this feed was not sustenance, it was sedation. He was about to be swaddled and strapped into an MRI machine to look at his brain. 

It was May 2020, and I had driven to the hospital two days prior because my anxiety had reached its limit. My son was getting a full in-patient workup because I just knew in my mommy's heart that something was wrong. The clues had been subtle; so subtle that his primary care physician had said all was well just a week prior. So a part of me was hopeful that we were going to be discharged with a clean bill of health for Alden and a diagnosis of severe maternal anxiety for me; that would have been the best-case scenario. 

He finished breastfeeding, and the nurse helped me wrap him in a warm blanket. He squirmed for a moment and then settled in as they velcroed him into a little bassinet that would slide right into the MRI. I was directed to a seat in the corner - a seat that I will learn, 3 years later, is still there today. I wonder how many other mothers have sat there, as the monstrous tubular machine cranks out pictures of malformations. I wonder how much sorrow has been captured, right here. Trauma in 2D. 

Aujourd'hui, j'ai une version de 28 livres d'Alden dans mes bras. Des bras qui souffrent souvent du poids de ce qu'ils portent. Des bras qui sont sans doute plus forts que la dernière fois que mon fils et moi sommes venus ici. Je me souviens d'avoir regardé à travers le mur de verre la radiologue qui faisait défiler les images du cerveau de mon fils de 4 mois au fur et à mesure qu'elles étaient produites. Je me souviens de son visage et de son regard parfois inquiet qui m'empêchait de respirer. Je me suis dit qu'il ne fallait pas y voir d'inconvénient ; et pourtant, j'ai cru que j'allais vomir. 

Deux heures plus tard, sa neurologue est venue m'annoncer - ainsi qu'à mon mari sur haut-parleur (en raison des règles de COVID concernant les seuls parents) - que nos vies ne seraient plus jamais les mêmes. Elle a utilisé un langage habile et encourageant pour nous raconter l'histoire d'un handicap - physique et mental, modéré à sévère - qui ressemblait à ce moment-là à un cauchemar dont nous n'allions pas nous réveiller.  

Today Alden has an anesthesiology team because breastfeeding and swaddling are no longer an option. He kicks and wriggles against it, but I hold him as he is sedated. His consciousness recedes and the nurse helps me lay him down and let go. The doctor says, “Good job Mom,” as I turn to walk out of the MRI suite. I try to smile. “You don't know the half of it,” I think, as I glance at the ghost of myself sitting in the chair in the corner of this MRI suite three years ago. I can see my past self, arms crossed as if trying to hold my heart inside my chest as if I knew it was about to be shattered with the results of the first MRI. 

Aujourd'hui, on m'accompagne dans une salle d'attente, où je m'assois avec une poussette, vide à l'exception de deux petites baskets non lacées et d'un bus scolaire miniature. Et c'est là que je suis assise, en train de taper sur mon clavier et de me demander ce que je peux dire à cette version de moi qui se trouvait encore dans la salle d'IRM il y a trois ans. Je pourrais peut-être la réconforter avec un cliché comme "Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort", ou lui donner des conseils comme "Souvenez-vous de ce que vous aimez" et "C'est un voyage extraordinaire - menez-le avec gratitude". Mais tout cela ne suffit pas. Aujourd'hui, à l'hôpital, les mots ne suffisent pas à apaiser les bords douloureux du chagrin aigu qui ressortent du passé.

And so I stop typing and I close my eyes. I imagine standing up and pushing open the door of that MRI suite of 3 years past. I walk inside and my past self stands, arms falling to her sides as the door swings shut behind me. I open my arms. We lock eyes briefly, then I hug my fear-riddled body, heart to heart, past and present. And together we know: we can trust our future self will be strong enough for whatever comes next.

"Gardez votre regard sur l'endroit blessé, c'est là que la lumière entre. - Rumi

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A propos de Rare Resiliency :

Rare Resiliency est une chronique mensuelle écrite et/ou animée par Laura Will. Cette chronique explore les concepts et les compétences qui jouent un rôle protecteur contre le stress chronique et aigu. Chaque article met au défi et encourage le lecteur à continuer à développer cette force intérieure qui le stabilise face à la maladie et à l'incertitude, à la tristesse et à la joie.


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Laura Will

Laura est une mère, une épouse, une amie, une sœur et une infirmière. Lorsqu'une partie de son identité est devenue la mère d'un enfant atteint d'une maladie limitant l'espérance de vie, la poésie est devenue un puissant exutoire. Suivez son parcours sur son site web, www.adragonmomswords.com, ou sur son instagram Instagram @lauramonroewill #aldenanthonysmiles


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